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Défendre les Prisonniers Politiques

The importance of remembering and freeing political prisoners is exemplified in the case of Nelson Mandela, who endured 27 years in a South African prison, and emerged to not only preside over the dismantling of apartheid, but to become President of the first democratic, egalitarian, non-racial South Africa. Accordingly, we must come to the defense of major political prisoners, wherever they are, standing in solidarity with them and not relenting until they are freed.

 

Défendre les prisonniers politiques

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L’histoire de Nelson Mandela confirme l’importance de se souvenir des prisonniers politiques et de travailler à leur libération, car, après avoir passé 27 années dans une prison sud-africaine, celui-ci a poursuivi ses efforts pour mettre fin à l’apartheid et est devenu président d’une nouvelle Afrique du Sud démocratique, égalitaire et non raciale. Cela témoigne – tout comme pour Raoul Wallenberg – de la façon dont une personne capable de compassion et de courage peut agir et ainsi changer le cours de l’histoire. Nous devons donc prendre fait et cause pour les prisonniers politiques, où qu’ils soient, manifester notre solidarité avec eux et ne pas baisser les bras jusqu’à leur libération.

 

NOTRE TRAVAIL

Le Centre Raoul-Wallenberg pour les droits de la personne vise à mobiliser l’action militante au niveau international de concert avec d’autres organismes internationaux de défense des droits de la personne, des gouvernements, des parlementaires et des organisations non gouvernementales qui peuvent avoir une incidence considérable sur la vie des prisonniers, et cela en soi suffit presque à donner un sens à la mission du Centre. Voici quelques-uns des prisonniers politiques dont la cause retient notre attention depuis des années:


 
 

Raif Badawi (Arabie Saoudite)

Raif Badawi languit dans une prison d’Arabie saoudite depuis son arrestation en 2012, suivie de sa condamnation en 2014 à 10 ans d’emprisonnement et à 1 000 coups de fouet, ce qui en soi constitue de la torture et une violation permanente du droit international en matière de droits de la personne. Son « crime »? La création d’un forum en ligne et l’exercice de son droit à la liberté d’expression. En dépit de l’ouverture montrée par l’Arabie saoudite envers les réformes et la modernisation, Raif Badawi, défenseur du libéralisme et de la tolérance et champion de ces changements, demeure emprisonné et séparé de sa femme et de ses trois enfants, qui sont maintenant citoyens canadiens.

Mémoire juridique (sommaire)  |  Appel à la clémence  |  Page d’opinions du Time Magazine


Leopoldo Lopez (Venezuela)

Au Venezuela, le leader de l’opposition démocratique Leopoldo López est détenu depuis le 18 février 2014 dans la foulée de la répression de manifestations pacifiques pendant lesquelles 43 personnes ont perdu la vie et 3 000 personnes, dont un grand nombre de prisonniers politiques, ont été arrêtées. Son emprisonnement cruel et inhumain fait suite à un simulacre de procès, fondé sur la persécution et les poursuites sanctionnées par l’État à l’endroit des leaders démocratiques, pendant lequel le régime au pouvoir a reconnu dans sa mise en accusation que M. López a prôné publiquement, et à plusieurs reprises, des mesures non violentes pour promouvoir des changements dans le respect des paramètres de la constitution du pays.

Document de présentation  |  Profil par le New York Times  |  Article d'Options politiques


Dr. Wang Bingzhang (Chine)

Le docteur Wang Bingzhang, leader du Mouvement démocratique chinois d’outre-mer, a été enlevé illégalement au Vietnam, reconnu coupable de chefs d’accusation inventés de toutes pièces et condamné à la réclusion à perpétuité en isolement en Chine. Cette très lourde sentence a été prononcée à l’issue d’un pseudo-procès d’une journée seulement qui s’est tenu en secret et pendant lequel on lui a refusé le droit de parler et le droit à un avocat. En raison de la torture subie pendant sa détention, le Dr Wang a souffert de plusieurs attaques invalidantes ainsi que d’autres problèmes physiques et mentaux handicapants graves, et son état de santé empire pendant qu’il continue de croupir en prison.

HuffPost Op-Ed  |  National Post Op-Ed


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Sun Qian (Chine)

Sun Qian, adepte canadienne du Falun Gong, a été arrêtée le 19 février 2017, à Beijing, et emprisonnée à la suite de fausses accusations. Privée de son droit à la liberté de religion et de croyance, elle a été emprisonnée uniquement à cause de son adhésion au Falun Gong, une discipline de méditation pacifique axée sur les valeurs de vérité, de compassion et de tolérance, dont les adeptes sont brutalement persécutés et poursuivis par les autorités chinoises. Mme Sun a été torturée en détention et ses droits fondamentaux ont été violés.

Epoch Times: Asking for Release  | The Globe & Mail


Alexei Pichugin (Russie)

Alexey Pichugin est le prisonnier politique incarcéré depuis le plus longtemps dans la Russie de Vladimir Poutine. Il a été arrêté le 19 juin 2003, lors de la première action menée dans le cadre de la campagne cleptocratique de M. Poutine afin d’exproprier illégalement la compagnie pétrolière Ioukos, et emprisonné à la célèbre prison du Dauphin noir (FSB). Cadre intermédiaire chez Ioukos, il a été torturé en détention et incité à fournir un faux témoignage contre le président-directeur général Mikhail Khodorkovsky, qui était visé en raison de son leadership en matière de droits de la personne et sur le plan de la démocratie. Alexey Pichugin est emprisonné depuis 15 ans sur la base d’un procès inique que la Cour européenne des droits de l’homme a qualifié de violation du droit international en matière de droits de la personne. La Cour a demandé sa libération, se faisant ainsi l’écho de nombreuses voix indépendantes et incontestables en faveur de la justice et des droits de la personne partout dans le monde.

White Paper  | UNWGAD Ruling  | The Hill Op-Ed  |  The Washington Post Op-Ed  |  WSJ Op-Ed


Leila de Lima (Philippines)

Leila de Lima, avocate, militante des droits de la personne et membre actuelle du Sénat des Philippines, est l’ancienne présidente de la commission des droits de la personne des Philippines ainsi que l’ancienne ministre de la Justice des Philippines. Farouche opposante à la guerre contre les drogues des Philippines, elle a demandé à de nombreuses reprises qu’on enquête sur les exécutions extrajudiciaires, et elle a participé à ces enquêtes. En raison de son courageux combat pour l’État de droit et de son opposition aux violations des droits de la personne commises par le président Duterte, des accusations mensongères et politiques ont été portées contre elle. Ainsi, elle est emprisonnée depuis le 24 février 2016.

Time Feature  | New York Times 


Ahmed Mahloof (Maldives)

Ahmed Mahloof, ancienne vedette de football devenue membre du Parlement des Maldives, a quitté le parti au pouvoir avant de devenir l’un de ses plus féroces opposants; il a été arrêté et emprisonné plus de 25 fois pour sa participation à des manifestations pacifiques, et il a passé onze mois en prison en 2016 sur la base d’accusations motivées par des considérations politiques. Prisonnier d’opinion, il subit à nouveau un procès et risque jusqu’à vingt ans de prison, ce qui illustre la criminalisation de l’innocence et l’érosion des droits de la personne fondamentaux dans un régime qui a exilé ou emprisonné deux anciens présidents, deux juges de la Cour suprême, deux vice-présidents, deux ministres de la Défense, le procureur en chef du pays, des législateurs et des leaders de l’opposition.

Maldives Independent  |  Award Nomination  |  Amnesty Appeal


Biram Dah Abeid (Mauritanie)

Biram Dah Abeid, leader du mouvement antiesclavagiste international et président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie), a été une fois de plus arrêté. Cette fois-ci, il ne s’agit pas seulement de criminaliser sa liberté d’expression, mais aussi de l’empêcher de participer aux prochaines élections législatives. L’emprisonnement arbitraire de Biram – soit l’emprisonnement de l’une des 100 personnes les plus influentes du monde selon la revue Time – est une attaque non seulement contre le mouvement antiesclavagiste, la liberté d’expression et l’État de droit, mais également contre la démocratie en Mauritanie.

The National Post Op-Ed |  Letter from Biram  |  IRA-Mauritania


Saeed Malekpour (Iran)

Le concepteur Web Saeed Malekpour, résident permanent canadien, a été arbitrairement arrêté en 2008, alors qu’il rendait visite à son père malade en Iran. Ciblé dans le cadre de la répression de la liberté d’expression en ligne, il a été reconnu coupable de « crimes contre l’islam » et de « propagation de la corruption sur la Terre », des accusations forgées de toutes pièces qui sont celles généralement portées par l’Iran dans ses efforts visant à criminaliser l’innocence. D’abord condamné à mort, puis à la prison à vie, Saeed Malekpour en est maintenant à sa 10e année d’emprisonnement injuste et de torture en détention.

UNWGAD Complaint | WSJ Op-Ed  | Campaign at UofT |  Toronto Star: The Prisoner Left Behind 


Ayatollah Boroujerdi (Iran)

L’ayatollah Hossein Kazemeyni Boroujerdi a été emprisonné le 8 octobre 2006 et torturé en détention, ce qui constitue une étude de cas des prisonniers d’opinion. Il a défendu la liberté de religion et célébré des cérémonies de bénédiction en présence de chiites, de sunnites, de chrétiens, de juifs, de zoroastriens et de baha'is. Il a aussi prôné l’adhésion à la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’abolition de la peine de mort et la fin des traitements et des châtiments cruels, inhumains et dégradants comme la torture, la lapidation et la flagellation. Initialement condamné à mort après un faux procès, il a vu sa sentence commuée en 11 ans de réclusion en août 2007. Bien qu’il ait purgé toute sa peine, il est toujours assigné à résidence. On lui refuse des soins médicaux urgents, ce qui est une forme d’exécution passive.

White Paper | UNWGAD Ruling


Maryam Mombeini (Iran)

Citoyenne canadienne, Maryam Mombeini, femme du professeur Seyed-Emami qui se serait suicidé après son arrestation et son emprisonnement à la célèbre prison Evin selon le régime iranien, a été empêchée de quitter l’Iran à bord d’un vol à destination du Canada avec ses fils Ramin et Mehran Seyed-Emami, également citoyens canadiens. La confiscation de son passeport et sa détention continue en Iran – une conséquence directe des doutes qu’elle a exprimés quant au suicide présumé de son conjoint – reflètent la tendance à l’intimidation, au harcèlement, aux abus et à l’emprisonnement potentiel des membres de la famille d’anciens prisonniers politiques.

White Paper | The Guardian Op-Ed  |  Public statement


Narges Mohammadi (Iran)

Physicienne, journaliste et militante des droits de la personne, Narges Mohammadi a d’abord été arrêtée en 2009 et injustement condamnée à 11 ans d’emprisonnement sous de fausses accusations de « rassemblement et collusion visant à agir contre la sécurité nationale », d’« appartenance au Centre des défenseurs des droits de l’homme » et de « propagande contre l’État ». À la suite des pressions intenses exercées par la communauté internationale, elle a pu faire appel de sa sentence qui a été réduite à six ans; elle a été libérée de la prison de Zanjan en 2013. Toutefois, elle a été arrêtée de nouveau le 5 mai 2015 pour avoir poursuivi son action de défense des droits de la personne en Iran et condamnée à 16 ans d’emprisonnement en septembre 2016. Son leadership pacifique en faveur des droits de la personne l’a amenée à militer pour les droits des femmes, le pluralisme et la tolérance, ainsi que contre la peine de mort et la torture.

New York Times  |  Andrei Sakharov Prize  |  1000 Days in Prison


Nasrin Sotoudeh (Iran)

Nasrin Sotoudeh, une avocate qui a courageusement défendu les droits des femmes, les droits des enfants et les journalistes, représente les tendances systématiques en matière de persécution et de poursuites du régime iranien. D’abord incarcérée et condamnée à 11 ans de prison en 2010 pour avoir défendu des personnes vulnérables, dont celles appréhendées lors du soulèvement du mouvement vert en 2009, elle est libérée après trois ans devant la levée de boucliers internationale. La criminalisation de son innocence s’est poursuivie récemment alors qu’elle a été condamnée, dans le plus pur style kafkaïen, par contumace sur la base de faux chefs d’accusation pour avoir défendu des femmes qui ont bravement participé à la manifestation du mouvement « les filles de la Révolution » contre le port obligatoire du hijab. Nasrin Sotoudeh croupit maintenant en prison avec les prisonniers politiques qu’elle n’a pas hésité à défendre avant de devenir l’un d’eux.

Huff Post Op-Ed  |  The New Yorker |  Andrei Sakharov Prize


Les Dirigeants Emprisonées De La Foi Beha’ie (Iran)

Actuellement, près de 100 membres de la pacifique minorité religieuse baha'ie sont injustement incarcérés en Iran. Ce sont surtout des personnalités en vue dans leur communauté – écrivains, professeurs et dirigeants religieux – qui ont été visées. Ce traitement abusif, appuyé par une répression violente et la discrimination institutionnalisée, s’inscrit dans un programme de discrimination orchestré par l’État vis-à-vis les croyants en la Foi baha'ie, qui traite ces derniers comme des non-citoyens n’ayant aucune position dans la société. En fait, les sept dirigeants élus du bahaïsme en Iran, appelés les « Yaran », ont été injustement emprisonnés en 2008 pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté de culte et joué leur rôle de leaders. Six d’entre eux ont été libérés en 2017 et en 2018, mais le gouvernement iranien continue de bafouer les droits de la communauté baha'ie  et de ses dirigeants.

UNWGAD Ruling | Report on Baha’i in Iran | National Post Op-Ed | Montreal Gazette Op-Ed



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